Ce qui avait commencé par une journée d’entraînement au mois d’août en Suisse s’est finalement achevé par une superbe réussite alsacienne: A Tourcoing, les Strasbourg Sentinelles décrochent une promotion sportive en Division 1 française et terminent la saison comme vice-champion de D2. Après une victoire en demi-finale des play- offs de D2 contre les Canonniers de Nantes, les Sens doivent s’incliner contre les Phoenix de Wasquehal.

Un match de préparation en Suisse, des entraînements pendant les vacances scolaires, des joueurs participant aux entraînements facultatifs dans une salle temporaire sans rink: La motivation de vouloir faire un bon résultat lors de ce déplacement final de la saison dans le Nord-Pas-de-Calais était grande chez les joueurs des Sens. Et les coéquipiers du capitaine Guillaume Albert ne veulent en aucun cas manquer leur entrée de match contre l’ancien international français François Bouchereau et ses Canonniers de Nantes, premier adversaire du weekend, ancien pensionaire de D1 et vainqueur du groupe nord-ouest de D2.

De la poudre mouillée chez les Canonniers

Les Sens essaient dès la première minute de mettre de la pression sur les buts nantais défendus par Jean-Marie Courteille. Mais les Nantais ont bien fait leurs devoirs et empêchent les Sens à développer leurs attaques. Ils font un bon forechecking sur les défenseurs alsaciens, qui ont de la peine à sortir proprement de leur zone. Et s’ils réussissent une fois à sortir, les attaques qui passent deviennent une proie du portier nantais. De l’autre côté, les  attaques des Canonniers ne sont pas forcément inoffensives mais ne présentent pas un grand danger pour la défense alsacienne…sauf si celle-ci oublie un adversaire dans le slot. Ce qui arrive juste avant la première pause, lorsque Simon Groussin se présente seul devant le portier des Sens Drozki pour inscrire le 1:0 pour Nantes. Les Sentinelles doivent réagir et leur jeu devient plus précis au début du premier tiers malgré le fait, que le style de jeu très physique des deux équipes ne permet pas vraiment une bonne construction du jeu. Surtout Julien Ducret est très souvent freiné de manière assez douteuse. Impossible pour le centre des Sens de se détacher de ses adversaires et d’amorcer son tir. Mais c’est toutefois une belle action individuelle de Louis Clauss, qui est à l’origine de l’égalisation alsacienne. L’attaquant des Sens fait une superbe passe depuis derrière la cage sur Sébastien Hanssens, qui contrôle parfaitement la balle pour la placer sous la barre transversale. Quelques minutes plus tard, Guillaume Albert se débarasse d’un adversaire nantais sur l’aile gauche pour faire une passe dans le slot, où attend….une nouvelle fois Seb Hanssens, qui surprend le gardien Courteille sur une action à contre-pied. Nantes ne baisse pas les bras et s’offre quelques belles occasions. La meilleure à la 35ème minute, lorsque Guillaume Deberd se présente seul face à Drozki mais échoue face au portier alsacien. Trois minutes plus tard, Bertrand Frérot réussi enfin à cadrer un tir. Ca sera le bon puisqu’il marque le 3:1 pour les Sentinelles, le résultat après 40 minutes. Le ton devient de plus en plus agressif, les Nantais en subissent les conséquences; non pas sous forme de pénalités mais de phases de déconcentration après des discussions inutiles avec le duo arbitral. Les Sens en profitent et augmentent le score à 4:1. Le troisième but du match du numéro 19 alsacien Seb Hanssens. Guillaume Deberdt réussi à réduire le score mais quasiment après le bully, Hanssens augmente en l’espace de quelques minutes à 5:2 puis à 6:2 à deux minutes de la fin du match. Nantes réduit la marque à 6:3 par Gwendal Dousset en double supériorité numérique avec Guillaume Albert et Julien Ducret sur le banc des pénalités. Mais ça sera le dernier but du match. Quelques secondes plus tard, le signal final retentit et libère une grande joie chez les Sentinelles, qui s’assurent ainsi la promotion en D1 et une place en finale des play-offs de D2. Sans vraiment briller, les alsaciens réussissent leur pari et atteignent leur objectifs primaire.

Des adversaires trop éloignés

Le lendemain, les Strasbourg Sentinelles affrontent les Phoenix de Wasquehal en finale de D2. L’équipe locale des Phoenix, composée de jeunes joueurs promettant dont les trois internationaux français Thibault Van Nedervelde, Martin Bondue et Antoine Moyon, avait connu pas mal de problèmes en demi- finale face aux Saint-Etienne Knights en s’imposant de justesse sur le score de 6:4. Les Knights avaient trouvé la bonne recette: Fermer le slot devant le propre but et faire confiance à des shoots précis en attaque. Seulement voilà: Pour fermer la porte aux adversaires dans le slot devant son propre but, il faut être près de l’adversaire. Et trop souvent, les Sens étaient à plusieurs mètres de leur joueur adverse, comme si ce dernier était atteint d’une maladie contagieuse. Rapidement, les Phoenix dominent leurs adversaires mais ce sont les Sens qui ouvrent le score par Seb Hanssens. Quelques instants plus tard, les Phoenix tournent la vapeur par un one-timer parfait en pleine lucarne et après l’oubli d’un joueur adverse dans le slot pour mener 2:1. Une certain déjà-vu négatif comme contre Nantes. Seulement cette fois-ci, les Sens réagissent plus vite. D’une part à cause du style de jeu beaucoup plus “jouable” des deux équipes, qui se laissent beaucoup plus de libertés, dont profitent Bertrand Frérot et Sébastien Hanssens pour revenir au score. 2:2 après le premier tiers. Le joueur-entraîneur des Sens, le capitaine Guillaume Albert, reconnaît les problèmes des Sens dans le propre slot mais ses avertissements loupent les destinataires. En effet, les Phoenix marquent 2 buts en même pas une minute et à chaque fois, le scénario est le même: Trois joueurs alsaciens suivent le détenteur de la balle derrière le but et un joueur de Wasquehal se retrouve libre devant le but sans vraiment sentir le déodorant d’un défenseur adverse. 2:4 après 23 minutes, puis 2:5 après 31 minutes par le topscorer des Phoenix Thibault Van Nedervelde après une nouvelle faille en défense. On croit alors à une décision préliminaire car l’attaque des Sens ne forme pas vraiment un grand danger pour les buts des Nordistes. Les tirs alsaciens ressemblent plutôt à des passes en retrait au gardien. Au moins, Eric Meyer, Julien Lindenau et Guillaume Albert contrôlent un peu mieux le slot et le gardien Drozki peut maintenir son équipe dans le match avec quelques arrêts déterminants. Eric Meyer retrouve même son côté offensif et son tir atterit dans les buts d’Eva-Maria Kikkas. La portière estonienne des Phoenix se fait surprendre et les Sens raccourcissent le score. Deux minutes avant la deuxième sirène, Julien Ducret marque le 4:5 également par un tir lointin. Les Sens sont à nouveau dans le jeu mais détruisent eux- mêmes leurs espoirs de vivre un happy-end entre la 44ème et la 49ème minute avec deux nouveaux oublis dans le slot plus un auto- goal et donc trois buts supplémentaires pour les Phoenix, qui se détachent à nouveau. Cette fois-ci pour de bon car les Sens ne peuvent plus réagir. Certes, le temps mort demandé après le 8ème but interrompe au moins les vagues d’attaque des Phoenix et Julien Ducret raccourci une dernière fois à 5:8 sur passe de Bertrand Frérot mais ça sera juste de la cosmétique. Les Phoenix de Wasquehal décrochent ainsi le titre de champion de D2 et terminent une saison parfaite avec 14 victoires en 14 matchs. Les Strasbourg Sentinelles sont vice-champion. Certe, la déception est grande après la fin du match côté alsacien. Mais ça reste un grand, un immense succès pour cette équipe, qui se compose de différents types de joueurs, chacun avec sa propre interprétation de ce sport. Une équipe, qui a mal commencée la saison avec une victoire à l’arrachée lors du premier match contre Lyon 2 et une défaite contre Saint-Etienne. Mais qui par la suite a mis en valeur son jeu physique et qui a pu compter sur des joueurs, qui sont tous capable de griffer la feuille de match. La preuve: Chaque joueur aligné – les gardiens mis à part – ont trouvé une mention dans les statistiques. Soit en marquant un ou plusieurs buts, soit en faisant des passes décisives.

Le titre de Champion de France revient aux Pirates du Rhône de Lyon. Les Lyonnais battent les Tigres de Grenoble 5:4. Le défendeur du titre, l’IFK de Paris, s’assure la 3ème place en s’imposant face au Paris Université Club 6:5. Lisez tous sur cette phase finale sur le site de la Fédération Française de Floorball

Demi-Finale des Playoffs de D2:

Strasbourg Sentinelles – Canonniers de Nantes 6:3 (0:1, 3:0, 3:2)
Buts pour les Sentinelles: Hanssens (5), Frérot

Finale des Playoffs de D2:

Phoenix de Wasquehal – Strasbourg Sentinelles 8:5 (2:2, 3:2, 3:1)
Buts pour les Sentinelles: Hanssens, Ducret (2), Meyer, Frérot

Effectif des Sens pour ce weekend final: Gardien: Patrick Droz, Joueurs: Eric Meyer, Guillaume Albert, Sébastien Hanssens, Bertrand Frérot, Guillaume Vogt, Julien Ducret, Julien Lindenau, Benjamin Kiehl, Louis Clauss, Jean-Charles Cottereau

 

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